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الأعراف

Hizb 17 | AL-ARAF 7:88 -> AL-ARAF 7:170

AL-ARAF · 83 versets · AL-ARAF 7:88 -> AL-ARAF 7:170

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Sourate 7 AL-ARAF

88 Les notables de son peuple qui s'enflaient d'orgueil, dirent: « Nous t'expulserons certes de notre cité, Ô Shu'ayb, toi et ceux qui ont cru avec toi. Ou que vous reveniez à notre religion. » -Il dit: « Est-ce même quand cela nous répugne ? »

89 Certes, nous aurions forgé un mensonge contre Allah si nous revenions à votre religion après qu'Allah nous en a sauvés. Il ne nous appartient pas d'y retourner à moins qu'Allah notre Seigneur ne le veuille. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science. C'est en Allah que nous plaçons notre confiance. Ô notre Seigneur, tranche par la vérité, entre nous et notre peuple car Tu es le meilleur des juges. »

90 Et les notables de son peuple qui ne croyaient pas, dirent: « Si vous suivez Shu'ayb, vous serez assurément perdants. »

91 Alors le tremblement (de terre) les saisit; et les voilà étendus, gisant dans leurs demeures.

92 Ceux qui traitaient Shu'ayb de menteur (disparurent) comme s'ils n'y avaient jamais vécu. Ceux qui traitaient Shu'ayb de menteur furent eux les perdants.

93 Il se détourna d'eux et dit: « Ô mon peuple, je vous ai bien communiqué les messages de mon Seigneur et donné des conseils. Comment donc m'attristerais-je sur des gens mécréants ? »

94 Nous n'avons envoyé aucun prophète dans une cité, sans que Nous n'ayons pris ses habitants ensuite par l'adversité et la détresse afin qu'ils implorent (le pardon).

95 Puis Nous avons changé leur mauvaise condition en y substituant le bien, au point qu'ayant grandi en nombre et en richesse, ils dirent: « La détresse et l'aisance ont touché nos ancêtres aussi. » Eh bien, Nous les avons saisis soudain, sans qu'ils s'en rendent compte.

96 Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu'ils avaient acquis.

97 Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment rigoureux ne les atteindra pas la nuit, pendant qu'ils sont endormis ?

98 Les gens des cités sont-ils sûrs que Notre châtiment rigoureux ne les atteindra pas le jour, pendant qu'ils s'amusent ?

99 Sont-ils à l'abri du stratagème d'Allah ? Seuls les gens perdus se sentent à l'abri du stratagème d'Allah.

100 N'est-il pas prouvé à ceux qui reçoivent la terre en héritage des peuples précédents que, si Nous voulions, Nous les frapperions pour leurs péchés et scellerions leurs cœurs, et ils n'entendraient plus rien ?

101 Voilà les cités dont Nous te racontons certaines de leurs nouvelles. [A ceux-là,] en vérité, leurs messagers leur avaient apporté les preuves, mais ils n'étaient pas prêts à accepter ce qu'auparavant ils avaient traité de mensonge. C'est ainsi qu'Allah scelle les cœurs des mécréants.

102 Et Nous n'avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucun respect de l'engagement; mais Nous avons trouvé la plupart d'entre eux pervers.

103 Puis, après [ces messagers,] Nous avons envoyé Musa (Moïse) avec Nos miracles vers Fir'awn (Pharaon) et ses notables. Mais ils se montrèrent injustes envers Nos signes. Considère donc quelle fut la fin des corrupteurs.

104 Et Musa (Moïse) dit: « Ô Fir'awn (Pharaon), je suis un Messager de la part du Seigneur de l'Univers,

105 je ne dois dire sur Allah que la vérité. Je suis venu à vous avec une preuve de la part de votre Seigneur. Laisse donc partir avec moi les enfants d'Israʾil (Israël). »

106 « Si tu es venu avec un miracle, (dit Pharaon) apporte-le donc, si tu es du nombre des véridiques. »

107 Il jeta son bâton et voilà que c'était un serpent évident.

108 Et il sortit sa main et voilà qu'elle était blanche (éclatante), pour ceux qui regardaient.

109 Les notables du peuple de Fir'awn (Pharaon) dirent: « Voilà, certes, un magicien chevronné.

110 Il veut vous expulser de votre pays. » « Alors, que commandez-vous ? »

111 Ils dirent: « Fais-le attendre, lui et son frère, et envoie des rassembleurs dans les villes,

112 qui t'amèneront tout magicien averti.

113 Et les magiciens vinrent à Fir'awn (Pharaon) en disant: « Y aura-t-il vraiment une récompense pour nous, si nous sommes les vainqueurs ? »

114 Il dit: « Oui, et vous serez certainement du nombre de mes rapprochés. »

115 Ils dirent: « Ô Musa (Moïse), ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter. »

116 « Jetez » dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie.

117 Et Nous révélâmes à Musa (Moïse): « Jette ton bâton. » Et voilà que celui-ci se mit à engloutir ce qu'ils avaient fabriqué.

118 Ainsi la vérité se manifesta et ce qu'ils firent fût vain.

119 Ainsi ils furent battus et se trouvèrent humiliés.

120 Et les magiciens se jetèrent prosternés.

121 Ils dirent: « Nous croyons au Seigneur de l'Univers,

122 au Seigneur de Musa (Moïse) et d'Harun (Aaron). »

123 « Y avez-vous cru avant que je ne vous (le) permette ? dit Fir'awn (Pharaon). C'est bien un stratagème que vous avez manigancé dans la ville, afin d'en faire partir ses habitants. Vous saurez bientôt...

124 Je vais vous couper la main et la jambe opposées, et puis, je vous crucifierai tous. »

125 Ils dirent: « En vérité, c'est vers notre Seigneur que nous retournerons.

126 Tu ne te venges de nous que parce que nous avons cru aux preuves de notre Seigneur, lorsqu'elles nous sont venues. Ô notre Seigneur ! Déverse sur nous l'endurance et fais nous mourir entièrement soumis. »

127 Et les notables du peuple de Fir'awn (Pharaon) dirent: « Laisseras-tu Musa (Moïse) et son peuple commettre du désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités ? » Il dit: « Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons. »

128 Musa (Moïse) dit à son peuple: « Demandez aide auprès d'Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait héritier qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux. »

129 Ils dirent: « Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée. » Il dit: « Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur terre, et Il verra ensuite comment vous agirez. »

130 Nous avons éprouvé les gens de Fir'awn (Pharaon) par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu'ils se rappellent.

131 Et quand le bien-être leur vint, ils dirent: « Cela nous est dû » et si un mal les atteignait, ils voyaient en Musa (Moïse) et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure. En vérité leur sort dépend uniquement d'Allah ? Mais la plupart d'entre eux ne savent pas.

132 Et ils dirent: « Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi. »

133 Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites. Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel.

134 Et quand le châtiment les frappa, ils dirent: « Ô Musa (Moïse), invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qu'Il t'a donné. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons certes en toi et laisserons partir avec toi les enfants d'Israʾil (Israël). »

135 Et quand Nous eûmes éloigné d'eux le châtiment jusqu'au terme fixé qu'ils devaient atteindre, voilà qu'ils violèrent l'engagement.

136 Alors Nous Nous sommes vengés d'eux; Nous les avons noyés dans les flots, parce qu'ils traitaient de mensonges Nos signes et n'y prêtaient aucune attention.

137 Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les enfants d'Israʾil (Israël) s'accomplit pour prix de leur endurance. Et Nous avons détruit ce que faisaient Fir'awn (Pharaon) et son peuple, ainsi que ce qu'ils construisaient.

138 Et Nous avons fait traverser la Mer aux enfants d'Israʾil (Israël). Ils passèrent auprès d'un peuple attaché à ses idoles et dirent: « Ô Musa (Moïse), désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il dit: « Vous êtes certes des gens ignorants.

139 Le culte, auquel ceux-là s'adonnent, est caduc; et tout ce qu'ils font est nul et sans valeur. »

140 Il dit: « Chercherai-je pour vous une autre divinité qu'Allah, alors que c'est Lui qui vous a préférés à toutes les créatures [de leur époque] ? »

141 (Rappelez-vous) le moment où Nous vous sauvâmes des gens de Fir'awn (Pharaon) qui vous infligeaient le pire châtiment. Ils massacraient vos fils et laissaient vivre vos femmes. C'était là une terrible épreuve de la part de votre Seigneur.

142 Et Nous donnâmes à Musa (Moïse) rendez-vous pendant trente nuits, et Nous les complétâmes par dix, de sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Et Musa (Moïse) dit à Harun (Aaron) son frère: « Remplace-moi auprès de mon peuple, et agis en bien, et ne suis pas le sentier des corrupteurs. »

143 Et lorsque Musa (Moïse) vint à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit: « Ô mon Seigneur, montre Toi à moi pour que je Te voie ! » Il dit: « Tu ne Me verras pas; mais regarde le Mont: s'il tient en sa place, alors tu Me verras. » Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au Mont, Il le pulvérisa, et Musa (Moïse) s'effondra foudroyé. Lorsqu'il se fut remis, il dit: « Gloire à Toi ! A Toi je me repens; et je suis le premier des croyants. »

144 Et (Allah) dit: « Ô Musa (Moïse), Je t'ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants. »

145 Et Nous écrivîmes pour lui, sur les tablettes, une exhortation concernant toute chose, et un exposé détaillé de toute chose.: « Prends-les donc fermement et commande à ton peuple d'en adopter le meilleur. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers.

146 J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas. Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s'ils voient le sentier de l'erreur, ils le prennent comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention.

147 Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs œuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs œuvres ? »

148 Et le peuple de Musa (Moïse) adopta après lui un veau, fait de leurs parures: un corps qui semblait mugir. N'ont-ils pas vu qu'il ne leur parlait point et qu'il ne les guidait sur aucun chemin ? Ils l'adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.

149 Et quand ils éprouvèrent des regrets, et qu'ils virent qu'ils étaient bel et bien égarés, ils dirent: « Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants. »

150 Et lorsque Musa (Moïse) retourna à son peuple, fâché, attristé, il dit: « Vous avez très mal agi pendant mon absence ! Avez-vous voulu hâter le commandement de votre Seigneur ? » Il jeta les tablettes et prit la tête de son frère, en la tirant à lui: « Ô fils de ma mère, dit (Harun (Aaron)), le peuple m'a traité en faible, et peu s'en est fallu qu'ils ne me tuent. Ne fais donc pas que les ennemis se réjouissent à mes dépens, et ne m'assigne pas la compagnie des gens injustes. »

151 Et (Musa (Moïse)) dit: « Ô mon Seigneur, pardonne à moi et à mon frère et fais-nous entrer en Ta miséricorde, car Tu es Le plus Miséricordieux des miséricordieux. »

152 Ceux qui prenaient le veau (comme divinité), bientôt tombera sur eux de la part de leur Seigneur, une colère, et un avilissement dans la vie présente. Ainsi, Nous rétribuons les inventeurs (d'idoles).

153 Ceux qui ont fait de mauvaises actions et qui ensuite se sont repentis et ont cru... ton Seigneur, après cela est sûrement Pardonneur et Miséricordieux.

154 Et quand la colère de Musa (Moïse) se fut calmée, il prit les tablettes. Il y avait dans leur texte guide et miséricorde à l'intention de ceux qui craignent leur Seigneur.

155 Et Musa (Moïse) choisit de son peuple soixante-dix hommes pour un rendez-vous avec Nous. Puis lorsqu'ils furent saisis par le tremblement (de terre), il dit: « Mon Seigneur, si Tu avais voulu, Tu les aurais détruits avant, et moi avec. Vas-Tu nous détruire pour ce que des sots d'entre nous ont fait ? Ce n'est là qu'une épreuve de Toi, par laquelle Tu égares qui Tu veux, et guides qui Tu veux. Tu es notre Maître. Pardonne-nous et fais-nous miséricorde, car Tu es le Meilleur des pardonneurs.

156 Et prescris pour nous le bien ici-bas ainsi que dans l'au-delà. Nous voilà revenus vers Toi, repentis. » Et (Allah) dit: « Je ferai que Mon châtiment atteigne qui Je veux. Et Ma miséricorde embrasse toute chose. Je la prescrirai à ceux qui (Me) craignent, acquittent la Zakat, et ont foi en Nos signes,

157 Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu'ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l'Évangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui ; ceux-là seront les gagnants.

158 Dis: « Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager d'Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. »

159 Parmi le peuple de Musa (Moïse), il est une communauté qui guide (les autres) avec la vérité, et qui, par là, exerce la justice.

160 Nous les répartîmes en douze tribus, (en douze) communautés. Et Nous révélâmes à Musa (Moïse), lorsque son peuple lui demanda de l'eau: « Frappe le rocher avec ton bâton. » Et voilà qu'en jaillirent douze sources. Chaque tribu sut son abreuvoir. Nous les couvrîmes de l'ombre du nuage, et fîmes descendre sur eux la manne et les cailles: « Mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées. » Et ce n'est pas à Nous qu'ils ont fait du tort, mais c'est à eux-mêmes qu'ils en faisaient.

161 Et lorsqu'il leur fut dit: « Habitez cette cité et mangez [de ses produits] à votre guise, mais dites: rémission [à nos péchés] et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons vos fautes; et aux bienfaisants (d'entre vous,) Nous accorderons davantage. »

162 Puis, les injustes parmi eux changèrent en une autre, la parole qui leur était dite. Alors, Nous envoyâmes du ciel un châtiment sur eux, pour le méfait qu'ils avaient commis.

163 Et interroge-les au sujet de la cité qui donnait sur la mer, lorsqu'on y transgressait le Sabbat ! Que leurs poissons venaient à eux faisant surface, au jour de leur Sabbat, et ne venaient pas à eux le jour où ce n'était pas Sabbat ! Ainsi les éprouvions-Nous pour la perversité qu'ils commettaient.

164 Et quand parmi eux une communauté dit: « Pourquoi exhortez-vous un peuple qu'Allah va anéantir ou châtier d'un châtiment sévère ? » Ils répondirent: « Pour dégager notre responsabilité vis-à-vis de votre Seigneur; et que peut-être ils deviendront pieux ! »

165 Puis, lorsqu'ils oublièrent ce qu'on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui (leur) avaient interdit le mal et saisîmes par un châtiment rigoureux les injustes pour leurs actes pervers.

166 Puis, lorsqu'ils refusèrent (par orgueil) d'abandonner ce qui leur avait été interdit, Nous leur dîmes: « Soyez des singes abjects. »

167 Et lorsque ton Seigneur annonça qu'Il enverra certes contre eux quelqu'un qui leur imposera le pire châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. En vérité ton Seigneur est prompt à punir mais Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux.

168 Et Nous les avons répartis en communautés sur la terre. Il y a parmi eux des gens de bien, mais il y en a qui le sont moins. Nous les avons éprouvés par des biens et par des maux, peut-être reviendraient-ils (au droit chemin).

169 Puis les suivirent des successeurs qui héritèrent le Livre, mais qui préférèrent ce qu'offre la vie d'ici-bas en disant: « Nous aurons le pardon. » Et si des choses semblables s'offrent à eux, ils les acceptent. N'avait-on pas pris d'eux l'engagement du Livre, qu'ils ne diraient sur Allah que la vérité ? Ils avaient pourtant étudié ce qui s'y trouve. Et l'ultime demeure est meilleure pour ceux qui pratiquent la piété, -Ne comprendrez-vous donc pas ? -

170 Et ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la Salat, [en vérité], Nous ne laissons pas perdre la récompense de ceux qui s'amendent.

Tafsir

Verset 88

Les orgueilleux notables et chefs du peuple de Chu’ayb lui dirent: Ô Chu’ayb, ou tu reviens à notre religion ou nous te chasserons de notre cité toi et ceux qui ont cru en toi. Chu’ayb leur répondit, pensif et étonné: Allons-nous pratiquer votre religion alors que nous la détestons parce qu’elle est fausse?

Verset 89

Nous inventerions un mensonge sur Allah si nous croyions à votre polythéisme et souscrivions à votre mécréance après qu’Allah, par Sa grâce, nous en eut sauvés. Il ne nous appartient pas de retourner à votre fausse religion sauf si Allah, notre Seigneur exalté soit-Il, le veut car tous nous soumettons à Sa volonté. Notre Seigneur embrasse toute chose de Sa science et rien ne Lui échappe. Nous nous en remettons à Allah Seul afin qu’Il nous raffermisse sur le droit chemin et nous préserve d’emprunter les voies qui mènent à l’Enfer. Ô Seigneur, juge entre nous et notre peuple qui mécroit en la vérité. Secours donc l’opprimé adepte de la vérité contre l’oppresseur obstiné, car Tu es, ô notre Seigneur, le meilleur des juges.

Verset 90

Les chefs et notables mécréants de son peuple, qui refusaient l’appel au monothéisme et mettaient en garde contre Chu’ayb et sa religion, dirent: Ô notre peuple, si vous embrassez la religion de Chu’ayb et délaissez votre religion et celle de vos ancêtres, vous ferez certainement partie des perdants.

Verset 91

Un séisme terrible les surprit et ils se retrouvèrent anéantis dans leurs demeures, étendus les genoux et le visage contre le sol, raides morts.

Verset 92

Ceux qui démentirent Chu’ayb furent tous anéantis comme s’ils n’avaient jamais vécu dans leurs demeures et n’en avaient jamais tiré avantage. Ceux qui démentirent Chu’ayb furent les perdants car ils perdirent la vie et ce qu’ils possédaient, alors que ce ne fut pas le cas pour les croyants de son peuple contrairement à ce que ces mécréants dénégateurs prétendaient.

Verset 93

Après qu’ils aient été anéantis, leur prophète Chu’ayb s’adressa à eux en ces termes: Ô mon peuple, je vous avais transmis ce que mon Seigneur m’a ordonné de vous transmettre, je vous avais prodigué des conseils que vous avez rejetés et vous n’avez pas suivi mes orientations. Comment pourrais-je donc être attristé par le sort d’un peuple mécréant qui s’est obstiné à mécroire?

Verset 94

Nous n’avons envoyé aucun prophète, parmi les prophètes d’Allah, dans une cité sans que ses habitants ne l’aient traité de menteur et n’aient mécru en lui. Nous les avons alors frappés de malheur, de pauvreté et de maladie afin que, peut-être, ils reviennent à Allah et délaissent la mécréance et l’orgueil qui étaient les leurs. Ceci est un avertissement adressé à Quraych et à chaque personne qui mécroit et nie le traitement que la loi d’Allah inflige aux nations dénégatrices.

Verset 95

Après avoir abattu sur eux le malheur et la maladie, Nous leur avons fait vivre un bien immense et une période de sécurité qui eut pour conséquence que leur nombre et leurs richesses augmentèrent. Ils dirent alors: Le mal et le bien qui nous atteignent sont des alternances que nos ancêtres ont aussi connues. Ils ne comprirent donc pas que les malheurs qu’ils avaient subis étaient l’expression de la colère d’Allah et que cela avait pour finalité qu’ils en tirent un enseignement alors que les bienfaits qui leur était accordés, avaient pour finalité de les amener graduellement à leur perte. C’est alors qu’un châtiment soudain les surpris sans qu’ils ne s’y attendent.

Verset 96

Si les habitants des cités auxquelles Nous avons envoyé Nos messagers avaient cru en ce que leur apportaient leurs messagers, avaient craint leur Seigneur, délaissé la mécréance et la désobéissance et s’étaient conformés à Ses commandements, Nous leur aurions alors ouvert très grand les portes du bien. Seulement, ils ne crurent en Allah ni ne Le craignirent. Au contraire, ils traitèrent de mensonge ce que leur apportèrent leurs messagers et ils furent saisis par un châtiment soudain pour les péchés qu’ils commettaient.

Verset 97

Les habitants des cités dénégatrices se croient-ils à l’abri qu’un châtiment ne les saisisse la nuit, alors qu’ils dorment profondément, se pensant jouir de tranquillité et de quiétude?

Verset 98

Pensent-ils que Notre châtiment ne peut les saisir en début de journée alors qu’ils vaquent à des occupations terrestres?

Verset 99

Ce que leur accorde Allah comme délai, bienfaits et subsistance étendue les amène, petit à petit à leur perte. Les dénégateurs habitants ces cités se pensent-ils à l’abri du stratagème d’Allah et de Ses ruses? Seuls ceux qui courent à leur perte, se sentent à l’abri du stratagème d’Allah. Quant à ceux pour qui croire a été facilité, ils craignent Son stratagème et ne sont pas trompés par les bienfaits qu’ils reçoivent. Ils se rappellent sans cesse de la faveur qu’Il leur a faite et Lui en sont reconnaissants.

Verset 100

Ceux qui succèdent sur Terre aux peuples passés qui ont été anéantis par Allah, à cause de leurs péchés, ne tirent-ils pas d’enseignement de ce qui arriva à ces derniers? Ils se rendent plutôt coupables des mêmes agissements. N’ont-ils pas compris que si Allah le désire, il peut les châtier pour leurs péchés, les anéantir, et sceller leurs cœurs afin qu’ils ne tirent profit d’aucun sermon ni d’aucun rappel?

Verset 101

Nous t’exposons, ô Messager, ce qu’il advint de ces cités du passé – celles des peuples de Noé, Hûd, Şâliħ, Loth et Chu’ayb – et te faisons le récit de leur démenti, de leur entêtement et de l’anéantissement qui fut le leur afin que cela soit une leçon et un sermon pour ceux qui commettent les mêmes crimes. Les messagers apportèrent à ces cités des preuves évidentes et claires de la véracité de ce qu’ils apportaient, mais lorsque ceux-ci vinrent à eux, ils n’étaient pas disposés à croire en ce qu’Allah savait, d’ores et déjà, qu’ils allaient démentir. Tout comme Allah scella les cœurs de ces habitants de cités dénégatrices, Il scelle les cœurs de ceux qui mécroient en Muħammad et ils seront alors incapables d’avoir la foi.

Verset 102

Chez la plupart des peuples à qui des messagers ont été envoyés, Nous n’avons trouvé ni fidélité ni loyauté pour ce qui leur était recommandé par Allah, ni soumission à ses ordres. Nous avions plutôt trouvé qu’ils s’étaient affranchis de l’obéissance à Allah.

Verset 103

Nous avons ensuite envoyé après ces messagers, Moïse muni d’arguments et de preuves claires prouvant la véracité de ce qu’il apportait à Pharaon et à son peuple. Ils ne répondirent à cela qu’en rejetant ces signes et en y mécroyant. Ô Messager, médite quelle fut la fin de Pharaon et de son peuple: Allah les noya et fit suivre cela d’une malédiction dans le bas monde et dans l’au-delà.

Verset 104

Après qu’Allah l’eut envoyé à Pharaon, Moïse dit lorsqu’il se retrouva auprès de ce dernier: Ô Pharaon, je suis envoyé par le Créateur de toutes les créatures, leur Propriétaire et le Décideur de toutes leurs affaires.

Verset 105

Moïse dit: J’ai été envoyé par Allah, il ne m’appartient donc de dire de Lui que la vérité. Je vous ai apporté une preuve claire prouvant que c’est mon Seigneur qui m’envoie à vous. Laisse donc, Ô Pharaon, les enfants d’Israël partir avec moi et libère-les de leur captivité.

Verset 106

Pharaon répondit à Moïse: Si tu apportes un miracle comme tu le prétends, fais-le nous voir si ce que tu dis est la vérité.

Verset 107

Moïse jeta alors le bâton qu’il tenait et celui-ci se transforma en un immense serpent que ceux qui étaient présents identifièrent comme tel.

Verset 108

Puis il sortit sa main de l’ouverture de sa chemise sous son aisselle et elle était d’une blancheur qui n’était pas causée par la lèpre et paraissait presque briller tellement elle était blanche aux yeux de ceux qui la regardaient.

Verset 109

Les notables et les chefs dirent, lorsqu’ils virent la transformation du bâton de Moïse en un serpent et la blancheur de sa main qui n’était pas causée par la lèpre: Moïse n’est qu’un magicien versé dans la magie.

Verset 110

Il a pour but, en faisant ces tours, de vous chasser de votre terre qui est l’Egypte. Pharaon les consulta à propos de Moïse en leur demandant: Qu’en dites-vous le concernant?

Verset 111

Ils répondirent: Fais patienter Moïse et son frère Aaron et charge des gens de réunir les magiciens des villes d’Egypte.

Verset 112

Ceux que tu auras envoyés t’amèneront les magiciens les plus habiles et les plus doués qu’ils trouveront.

Verset 113

Pharaon envoya donc des gens réunir les magiciens puis lorsqu’ils furent présents devant Pharaon, ils lui demandèrent s’ils obtiendraient une récompense dans le cas où leur magie venait à vaincre celle de Moïse.

Verset 114

Pharaon leur répondit: Oui, vous serez récompensés et payés en retour. De plus, je vous assignerai à des fonctions qui vous rapprocheront de moi.

Verset 115

Persuadés qu’ils allaient avoir le dessus sur Moïse, les magiciens lui dirent avec orgueil et arrogance: Ô Moïse, le choix te revient de commencer ou de nous laisser commencer.

Verset 116

Moïse, qui savait qu’il bénéficiait du secours de son Seigneur et qui était impassible face à leur arrogance, leur répondit: Jetez plutôt vos cordes et vos bâtons. Ils les jetèrent alors et ensorcelèrent les yeux des gens, créant une illusion terrifiante. Ils réussirent ainsi à présenter un puissant tour de magie aux spectateurs.

Verset 117

Puis Allah révéla à Moïse, Son prophète à qui Il avait parlé sans intermédiaire: Ô Moïse, jette ton bâton. Il le jeta et celui-ci se transforma en un serpent qui avala les cordes et les bâtons des magiciens, ceux-là même qu’ils avaient jetés et avait donné l’illusion et l’impression aux gens qu’ils étaient devenus des serpents qui se meuvent.

Verset 118

La vérité éclata: la véracité de ce qu’apportait Moïse était prouvée et la fausse magie des magiciens dévoilée.

Verset 119

Moïse les domina et sortit vainqueur de ce concours. Ils retournèrent alors humiliés et battus.

Verset 120

Ayant été témoins des signes évidents et voyant le pouvoir immense d’Allah, les magiciens n’eurent d’autre réaction que de se prosterner devant Allah.

Verset 121

Les magiciens dirent: Nous croyons au Seigneur de toutes les créatures,

Verset 122

le Seigneur de Moïse et d’Aaron, lui seul mérite d’être adoré à l’exclusion des autres prétendues divinités.

Verset 123

Après qu’ils eurent proclamé leur croyance en Allah Seul, Pharaon les menaça et leur dit: Croyez-vous en Moïse alors que je ne vous l'ai pas permis? Votre croyance en Allah et en ce que Moïse apporte est assurément le résultat d’une intrigue que vous avez ourdie avec lui dans le but de vider la ville de ses habitants. Ô magiciens, vous saurez bientôt quelle est la punition que vous allez subir et quel supplice je vous réserve.

Verset 124

J’amputerai la main droite et la jambe gauche ou la main gauche et la jambe droite de chacun de vous, puis je vous suspendrai tous sur des troncs de palmiers en guise de supplice et d’exemple pour ceux qui voudraient faire comme vous.

Verset 125

Les magiciens répondirent en ces termes à la menace de Pharaon: C’est auprès de notre Seigneur Seul que nous retournerons. Nous ne nous soucions donc pas de tes menaces.

Verset 126

Ô Pharaon, tu ne nous reproches que d’avoir cru aux signes de notre Seigneur apportés par Moïse. Si cela est un péché et qu’on doit être torturé pour cela et bien nous en sommes certes coupable. Ensuite, ils invoquèrent et implorèrent Allah en ces termes: Ô Seigneur, emplis-nous de patience afin que nous restions fermement fidèles à la vérité et aide-nous à mourir musulmans, soumis à Ton ordre et en tant que disciples de Ton messager.

Verset 127

Les chefs et les notables du peuple de Pharaon lui dirent afin de l’inciter à persécuter Moïse et les croyants qui l’accompagnaient: Ô Pharaon, allons-nous laisser Moïse et les siens être des corrupteurs sur Terre, te délaisser toi et tes divinité et appeler à adorer Allah Seul? Pharaon leur répondit: Nous tuerons les enfants mâles des Israélites et nous épargnerons leurs femmes pour en faire des esclaves puisque nous les dominons et les opprimons.

Verset 128

Moïse fit alors la recommandation suivante à son peuple: Ô mon peuple, recherchez de l’aide auprès d’Allah Seul pour éloigner de vous les nuisances et vous attirer les avantages. Soyez endurants dans votre épreuve car la Terre appartient à Allah Seul, elle n’appartient ni à Pharaon ni à quelqu’un d’autre qui pourrait en disposer à sa guise. Allah est Celui qui accorde la souveraineté sur cette Terre à qui Il veut mais la fin heureuse sur Terre n’est réservée qu’aux croyants qui se conforment aux commandements de leur Seigneur et délaissent Ses interdits. Leur fin est heureuse quels que soient les malheurs et les épreuves qui s’abattent sur eux.

Verset 129

Le peuple de Moïse, les Israélites, dirent à Moïse: Ô Moïse, nous avons auparavant été éprouvés par Pharaon qui tua nos enfants et épargna nos femmes et voilà que maintenant cela recommence. Moïse leur dit en guise de recommandation et leur annonçant une issue favorable proche: Il se peut que votre Seigneur anéantisse votre ennemi, Pharaon et son peuple et fasse que vous dominiez la Terre après eux afin de voir comment vous vous comporterez après cela: si vous serez reconnaissants ou ingrats.

Verset 130

Nous avons puni les gens de Pharaon, en leur faisant subir sécheresse et pénurie et les avons éprouvés en réduisant les fruits et les récoltes, afin que, peut-être, ils se rappellent et déduisent comme enseignement de cela que ces malheurs et ces épreuves étaient une punition pour la mécréance qui était la leur et afin qu’ils finissent par se repentir.

Verset 131

Lorsque les gens de Pharaon étaient dans l’abondance et menaient une vie prospère, ils dirent: Nous vivons dans l’opulence parce que nous l’avons mérité et cela nous était dû. En revanche, lorsqu’ils étaient atteints par une épreuve comme une sécheresse, une pénurie, des épidémies et autres calamités, ils en rejetaient la responsabilité sur Moïse et les Israélites. En vérité, tout ce qui les atteint est décrété par Allah. Ni Moïse ni les Israélites n’y sont pour quelque chose. Ce n’est le résultat que de l’acceptation de l’invocation que Moïse a faite contre les gens de Pharaon. Seulement, la plupart d’entre eux ne le savent pas et attribuent ce qui les éprouve à d’autres décideurs qu’Allah.

Verset 132

Le peuple de Pharaon dit à Moïse, refusant avec entêtement la vérité: Quel que soit le miracle et les preuves que tu apportes établissant la fausseté de notre confession dans le but de nous en détourner, nous n’y croirons pas.

Verset 133

Nous envoyâmes alors sur eux des trombes d’eau afin de les punir pour leur déni et leur entêtement. Leurs champs et leurs vergers furent submergés. Nous envoyâmes également sur eux des sauterelles qui dévorèrent leurs récoltes ainsi qu’un petit insecte appelé pou, qui s’attaque aux plantes ou aux poils de l’être humain. Nous leur envoyâmes des grenouilles qui envahirent leurs récipients, leurs plats et leurs literies. Nous leurs envoyâmes du sang qui pollua leurs puits et leurs rivières. Tout cela était des signes clairs et distincts, les uns succédant aux autres. Mais malgré ces épreuves punitives, ils dédaignèrent croire en Allah et accorder du crédit à ce que leur apporta Moïse. Pire, ils commettaient des actes de désobéissance, ne se retenaient de suivre aucune fausseté et n’étaient pas guidés vers la vérité.

Verset 134

Après avoir été frappés par toutes ces calamités, ils s’adressèrent à Moïse en disant: Ô Moïse, invoque Allah en vertu de la Prophétie qu’Il t’a accordée et de l’engagement qu’Il t’a donné, et demande Lui de faire cesser le châtiment que nous subissons en contrepartie de notre repentir. Si tu accèdes à notre demande, nous croirons en toi et libèrerons les Israélites pour les laisser partir avec toi.

Verset 135

Lorsque Nous cessâmes de les châtier durant une période déterminée avant de les anéantir en les noyant, ils ne tinrent pas la promesse qu’ils avaient faite de croire et de libérer les Israélites, mais au contraire, persistèrent dans leur mécréance et refusèrent de laisser les Israélites partir avec Moïse.

Verset 136

Lorsqu’arriva l’échéance de leur anéantissement, Notre colère s’abattit sur eux. Nous les avons alors noyés dans la mer pour avoir renié les signes d’Allah et s’être détournés de la vérité indubitable.

Verset 137

Nous avons fait hérité les Israélites, que Pharaon et Son peuple asservissaient, des contrées orientales et occidentales de la Terre, c’est-à-dire le Levant (`ach-châmu), cette région qu’Allah a bénie en y faisant produire les plus parfaits grains et fruits. Ô Messager, c’est ainsi que la plus belle promesse de ton Seigneur se réalisa. Cette promesse est celle qui est mentionnée dans le verset où Allah dit: Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeants et en faire les héritiers, [Sourate Al-Qaşaş – Le Récit, verset 5]. Allah leur accorda donc l’autorité sur Terre pour la patience dont ils ont fait preuve face aux persécutions de Pharaon et de son peuple et avons détruit les cultures, habitations et palais que Pharaon avait édifiés.

Verset 138

Nous avons fait traverser la mer aux Israélites après que Moïse l’eut frappée de son bâton et qu’un passage s’y soit créé. Au cours du périple qui s’ensuivit, ils passèrent auprès d’un peuple qui adorait ses idoles au lieu d’adorer Allah. Les Israélites dirent à Moïse: Ô Moïse, désigne-nous une idole que nous adorerons à l’image de ces idoles qu’ils adorent en lieu et place d’Allah. Moïse leur répondit: Ô mon peuple, vous êtes aussi ignorants de la vénération et du monothéisme qui sont dus à Allah que vous ignorez qu’il ne convient pas d’associer des divinités ni de les adorer en dehors d’Allah.

Verset 139

Ces gens qui adorent fidèlement leurs idoles pratiquent un culte qui leur fait perdre le bénéfice des actes d’obéissance qu’ils accomplissent. Ces actes sont en effet invalidés par leur polythéisme.

Verset 140

Moïse dit ensuite à son peuple: Comment rechercherais-je pour vous un dieu à adorer autre qu’Allah après que vous ayez été témoins de quelques-uns de Ses miracles extraordinaires et après que vous ayez été préférés aux communautés de votre époque par la faveur qui vous a été faite d’anéantir vos ennemis, de vous faire succéder à eux sur Terre et de vous accorder la suprématie?

Verset 141

Ô enfants d’Israël, rappelez-vous lorsque Nous vous avons sauvé de l’asservissement que vous faisaient subir Pharaon et son peuple. Ils vous infligeaient alors la pire des humiliations lorsqu’ils tuaient vos fils et épargnaient vos femmes pour en faire des esclaves. Ce sauvetage est une épreuve de votre Seigneur et elle implique de vous que vous soyez reconnaissants.

Verset 142

Allah donna à Son messager un rendez-vous après trente nuits pour lui parler en privé puis Il compléta cette échéance de dix jours, ce qui donna un total de quarante nuits. Moïse dit à son frère Aaron avant de se rendre au rendez-vous fixé par son Seigneur: Ô Aaron, sois mon successeur auprès de mon peuple. Amende-les en usant de diplomatie et de douceur et ne soit pas un corrupteur qui perpètre des actes de désobéissance et qui aide les désobéissants.

Verset 143

Suite à l’écoulement des quarante nuits, Moïse vint parler en privé avec son Seigneur et après que son Seigneur lui eut transmis durant ce rendez-vous Ses commandements, Ses interdits et d’autres consignes, Moïse éprouva le désir de Le voir et Lui formula ce désir. Allah lui répondit: Tu ne Me verras pas dans ce bas monde car Tu ne pourras pas supporter Ma vision. Regarde plutôt ce qui se passera à la montagne lorsque Je lui apparaitrai. Si elle reste à sa place sans que rien ne lui arrive, tu pourras alors Me voir mais si elle s’écroule tu ne Me verras jamais dans ce bas monde. Lorsqu’Allah apparut à la montagne, elle s’écroula et Moïse s’effondra inconscient. Lorsqu’il reprit conscience, il dit: J’exclus de Toi tout ce qui ne Te sied pas. Voilà que je me repens de T’avoir demandé de te voir dans ici-bas et de mon peuple, je suis le premier des croyants.

Verset 144

Allah dit à Moïse: Ô Moïse, Je t’ai choisi et préféré aux gens en faisant de toi un messager. Je t’ai également préféré en te parlant sans intermédiaire. Prends donc cet honneur généreux que Je t’accorde et sois du nombre des reconnaissants pour cet immense don.

Verset 145

Nous avons écrit pour Moïse tout ce dont les Israélites avaient besoin pour leurs affaires religieuses et terrestres. C’était des sermons adressé aux concernés et un exposé détaillé des jugements requérant d’être détaillés, écrits sur des tablettes faites de bois et d’autres matières. Ô Moïse, prends cette Torah avec sérieux et application et ordonne à ton peuple, les enfants d’Israël, d’en adopter le meilleur de ce qui est le plus rétribué, comme l’obéissance la plus accomplie à ce qui est ordonné, la patience ou le pardon. Je vous montrerai la fin de ceux qui se sont opposés à Mon ordre et affranchis de Mon obéissance. Je vous montrerai également la destruction et l’anéantissement qui les attendent.

Verset 146

Je ne permettrai pas à ceux qui sont pleins d’arrogance envers les serviteurs d’Allah et envers la vérité de tirer un quelconque enseignement de Mes signes visibles dans la nature et les êtres vivants et de comprendre les versets de Mon Livre. Même s’ils voyaient l’ensemble de Mes miracles, ils n’y croiraient pas car ils s’y opposent, s’en détournent et sont hostiles à Allah et à Son Messager. Même s’ils voyaient la voie de la vérité qui mène vers l’agrément d’Allah, ils ne l’emprunteraient pas et n’en auraient pas le désir, alors que lorsqu’ils voient la voie du fourvoiement et de l’égarement qui mène au mécontentement d’Allah, ils l’empruntent. Ce qui les atteint a comme explication le déni et la négligence dont ils font preuve face aux éminents signes d’Allah qui prouvent la véracité de ce que les messagers apportent.

Verset 147

Ceux qui démentent les signes qui prouvent la véracité de Nos messagers et le rendez-vous de l’au-delà, invalident les actes d’obéissance à Allah qu’ils ont accomplis et ne recevront en conséquence aucune récompense parce qu’il manque la principale condition pour que l’acte soit valide, la foi. Le Jour de la Résurrection, ils ne seront rétribués que pour avoir mécru en Allah et Lui avoir associé des divinités. Or la rétribution de ces péchés est un séjour éternel en Enfer.

Verset 148

Pendant que Moïse était au rendez-vous de son Seigneur, son peuple façonna avec l’or de ses bijoux une statue de veau qui n’avait pas d’âme mais qui émettait un son. Ne savaient-ils pas que ce veau ne leur parlerait pas, ne leur indiquerait aucune voie menant à un bien concret ou spirituel, ne leur serait d’aucune utilité ni ne repousserait d’eux un mal? Ils en firent une divinité et l’adorèrent. Ce faisant, ils commirent une injustice contre eux-mêmes.

Verset 149

Lorsqu’ils éprouvèrent des regrets et comprirent qu’ils s’étaient égarés du droit chemin en faisant du Veau une divinité qu’ils adoraient et qu’ils associaient à Allah dans Sa divinité, ils implorèrent Allah en disant: Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde en nous facilitant Son obéissance et ne nous pardonne pas l’adoration que nous avons faite du Veau, nous serons alors du nombre de ceux qui sont perdants dans ce bas monde et dans l’au-delà.

Verset 150

Quand Moïse revint de son rendez-vous avec son Seigneur, et retourna auprès de son peuple, il fut empli de colère et de tristesse lorsqu’il les vit adorer le Veau. Il leur dit: Comme est mauvaise la situation dans laquelle je vous trouve, ô mon peuple. Elle vous mènera à la perdition et à la discorde. M’attendre a-t-il été si long pour que vous vous soyez mis à adorer le Veau? Il jeta ensuite les Tablettes tellement sa colère et sa tristesse étaient grandes puis saisit la tête de son frère Aaron et le tira à lui par la barbe pour être restés avec eux et ne pas les avoir empêché d’adorer le Veau. Aaron dit à Moïse en guide de justification et d’amadouement: Ô fils de ma mère, les gens pensaient que j’étais faible. Ils m’ont humilié et furent sur le point de me tuer. Ne me punis pas d’une façon qui réjouira mes ennemis et ne m’inclus pas, par colère, parmi les injustes de notre peuple qui ont adoré une autre divinité qu’Allah.

Verset 151

Moïse invoqua alors son Seigneur en ces termes: Ô Seigneur, pardonne-moi ainsi qu’à mon frère Aaron. Fais-nous entrer dans Ta miséricorde et fais en sorte qu’elle nous entoure de toutes parts. Ô seigneur, Tu es plus que quiconque miséricordieux avec nous.

Verset 152

Ceux qui ont fait du Veau une divinité qu’ils adorent subiront une terrible colère de leur Seigneur et seront humiliés dans cette vie pour avoir irrité leur Seigneur et L’avoir méprisé. C’est ainsi que Nous rétribuons ceux qui inventent des mensonges sur Allah.

Verset 153

Ceux qui ont commis de mauvaises œuvres comme le polythéisme ou des actes de désobéissance puis se repentent à Allah, c’est-à-dire se mettent à croire en Lui et cessent de désobéir, seront pardonné par ton Seigneur, ô Messager. Il effacera leurs péchés et sera miséricordieux avec eux après ce repentir, ce renoncement au polythéisme pour adhérer à la foi et ce renoncement à la désobéissance au profit de l’obéissance.

Verset 154

Une fois remis de sa colère, Moïse reprit les Tablettes qu’il avait jetées. Ces Tablettes contenaient la guidée qui sauve de l’égarement et exposaient la vérité et la miséricorde destinée à ceux qui craignent leurs Seigneur et redoutent Sa punition.

Verset 155

Moïse choisit soixante-dix hommes parmi les siens afin qu’ils s’excusent auprès d’Allah de l’adoration qu’ils avaient fait du Veau et Allah leur donna un rendez-vous afin qu’ils se présentent. Mais lorsqu’ils se présentèrent à ce rendez-vous, ils se montrèrent insolents envers Allah et demandèrent à Moïse qu’il Le leur montre. Un séisme dont l’intensité les foudroya les saisis alors et ils périrent. Moïse implora ensuite son Seigneur en disant: Ô Seigneur, si tu voulais les anéantir et m’anéantir avec eux avant qu’ils ne viennent, Tu l’aurais fait. Nous anéantiras-Tu pour ce que commettent des simples d’esprit parmi nous? L’adoration du Veau d’or dont s’est rendu coupable mon peuple n’est qu’une épreuve et un test par lesquels Tu égares qui Tu veux et guides qui Tu veux. Tu es Celui qui se charge de notre affaire. Pardonne-nous donc nos péchés et fais-nous une miséricorde sans limite. Tu es Celui qui pardonne les péchés et absout les fautes.

Verset 156

Fasse que nous soyons du nombre de ceux que Tu as honorés de bienfaits et d’une bonne santé dans cette vie, du nombre de ceux à qui Tu as facilité d’accomplir de bonnes œuvres ainsi que du nombre de Tes serviteurs pieux pour qui Tu as préparé le Paradis dans l’au-delà. Nous nous sommes repentis à Toi et nous reconnaissons notre manquement. Allah dit: Je ferai subir mon châtiment à qui Je veux parmi ceux qui œuvrent pour leur malheur et Ma miséricorde enveloppe toute chose dans ce bas monde. Il n’existe aucune créature qui ne soit comblée par la miséricorde, la grâce et la bienfaisance d’Allah. Je prescrirais donc Ma miséricorde dans l’au-delà à ceux qui Me craignent en se conformant à Mes commandements et en renonçant à Mes interdits, prélèvent l’aumône légale de leurs bien et la remettent à ceux qui la méritent et croient en Mes signes.

Verset 157

Ceux parmi les Israélites et autres communautés qui précèdent Muħammad, croient en lui, le révèrent, le respectent, le soutiennent contre les mécréants qui lui sont hostiles et suivent le Coran qui lui a été révélé telle une Lumière qui guide, ceux-là réussiront, obtiendront ce qu’ils désirent et échapperont à ce qu’ils redoutent. Ce prophète est un Prophète illettré qui ne sait ni lire ni écrire. Il est celui sur qui son Seigneur a fait descendre la Révélation. Son nom, sa description et ce qui lui a été révélé, sont mentionnés dans la Torah révélée à Moïse et dans l’Evangile révélé à Jésus. Il est celui qui leur ordonne ce que la saine nature considère comme bon et utile, leur défend ce que la saine nature considère comme repoussant, leur autorise les plaisirs non préjudiciables de la nourriture, de la boisson et du mariage, leur interdit les plaisirs impurs et les exempte de charges pénibles comme l’obligation de tuer l’auteur d’un homicide, que cet homicide soit volontaire ou non.

Verset 158

Ô Messager, dis: Ô gens, je suis le Messager d’Allah envoyé à vous tous, Arabes et non Arabes, le Messager de Celui qui détient Seul la possession des Cieux et de la Terre. Il n’existe pas de divinité méritant d’être adorée autre que Lui. Il fait revivre les morts et fait mourir les vivants. Ô gens, croyez en Allah et en Muħammad Son Messager et Prophète qui ne lit ni n’écrit, mais apporte une Révélation révélée par Allah. Ce Messager croit en Allah, en ce qui lui a été révélé ainsi qu’en ce qui a été révélé aux prophètes avant lui sans distinction. Suivez-le dans ce qu’il apporte de son Seigneur, et espérez être guidés vers ce qui est dans votre intérêt dans ce bas monde et dans l’au-delà.

Verset 159

Parmi le peuple de Moïse, les Israélites, il y avait un groupe qui était resté fidèle à la religion authentique, y appelait les gens et jugeait avec équité sans tomber dans l’injustice.

Verset 160

Nous répartîmes les enfants d’Israël en douze tribus et Nous avons révélé à Moïse ce qui suit lorsque son peuple lui demanda d’invoquer Allah afin qu’Il les abreuve: Frappe le rocher avec ton bâton. Moïse le frappa et alors, en jaillirent douze sources, une pour chacune des tribus. Chacune d’elles sut alors à quelle source s’abreuver et ne la partagea avec aucune autre. Nous les couvrîmes de l’ombre d’un nuage qui suivait leur déplacement et s’arrêtait lorsqu’ils s’arrêtaient. Nous avons fait descendre sur eux une boisson sucrée qui ressemble à du miel et un petit oiseau à la chair succulente qui ressemble à la caille. Nous leur dîmes ensuite: Mangez des bonnes nourritures dont Nous vous pourvoyons. Leur injustice, leur ingratitude et la dépréciation de nos bienfaits, ne Nous causèrent aucun tort, c’est envers eux-mêmes qu’ils furent injustes lorsqu’ils mirent en jeu leurs parts de l’au-delà, s’exposant ainsi à la perdition par leur désobéissance et leur ingratitude.

Verset 161

Ô Prophète, rappelle-toi lorsqu’Allah dit aux enfants d’Israël:
Entrez dans la Maison Sainte (la Ville Sainte de Jérusalem), mangez de ses fruits n’importe où et n’importe quand, dites « Ô notre Seigneur, annule nos péchés » et entrez par la porte en étant prosternés et soumis à votre Seigneur. Si vous faites cela, Nous ne tiendrons pas compte de vos péchés et Nous accorderons aux bienfaisants un surplus de bien de ce bas monde et de l’au-delà.

Verset 162

Les injustes parmi eux modifièrent les paroles qui leur avaient été ordonnées de dire et dirent à la place de ħiṭṭah (ħiṭṭatun): ħabbatun fîcha’rah (cha’ratin), tournant ainsi l’ordre d’Allah en dérision au lieu de Lui demander le pardon. En outre, ils n’entrèrent pas de la manière qui leur avait été ordonnée: En effet, au lieu d’entrer tête baissée, soumis à Allah, ils entrèrent en se traînant sur leurs postérieurs. Nous envoyâmes alors sur eux, à cause de leur injustice, un châtiment du Ciel.

Verset 163

Ô Messager, questionne les juifs, afin que cela soit un rappel du châtiment qu’Allah infligea à leurs ancêtres, au sujet de la cité de bord de mer dont les habitants ne respectaient pas les limites d’Allah. Ils pêchaient les samedis alors qu’il leur avait été défendu de pêcher ce jour-là. Allah les éprouva en faisant que les samedis, les poissons soient abondants et absents les autres jours. Allah les éprouva de cette manière parce qu’ils ne Lui obéissaient pas et commettaient des actes de désobéissance. Ils inventèrent alors le subterfuge suivant: ils tendaient des filets et creusaient des trous pour que les poissons soient pris au piège le samedi et le dimanche, ils ramassaient leurs prises et les mangeaient.

Verset 164

Ô Messager, rappelle-toi lorsqu’un groupe parmi eux leur défendait d’avoir ce comportement blâmable et les avertissait d’un châtiment. On leur demanda: Pourquoi conseillez-vous un groupe qu’Allah va anéantir dans ce bas monde pour les actes de désobéissance qu’il accomplit ou qui sera durement châtié le Jour de la Résurrection? Le groupe qui prodiguait des conseils répondit: La recommandation que nous leur faisons a pour but de nous dégager de la responsabilité qu’Allah nous a imposée, à savoir ordonner ce qui est convenable et défendre ce qui est blâmable, afin qu’Il ne nous reproche pas d’avoir délaissé cette obligation. Peut-être tireront-il profit de cette exhortation et cesseront-ils ainsi leur désobéissance.

Verset 165

Après que les désobéissants se fussent détournés de ce que leur rappelèrent les prédicateurs et ne cessèrent pas de commettre ce péché, Nous sauvâmes du châtiment ceux qui interdisaient le comportement blâmable et Nous saisîmes d’un châtiment terrible ceux qui transgressaient et pêchaient le samedi parce qu’ils n’obéissaient pas à Allah et persistaient à désobéir.

Verset 166

Lorsqu’ils franchirent la limite en désobéissant à Allah avec orgueil et entêtement et que l’exhortation n’eut aucun effet sur eux, Nous leur dîmes: Ô désobéissants, soyez des singes vils et ils furent ce que Nous décidâmes. En effet, quand Nous voulons une chose Nous disons « Sois » et elle est aussitôt.

Verset 167

Ô Messager, rappelle-toi lorsque ton Seigneur annonça sans équivoque qu’Il mettra les juifs sous le joug de gens qui les humilieront et les rabaisseront dans ce bas monde jusqu’à l’avènement du Jour de la Résurrection. Ô Messager, ton Seigneur est prompt à châtier ceux qui lui désobéissent au point même qu’Il avance leur châtiment dans le bas monde. A contrario, Il pardonne les péchés de ceux qui se repentent et leur fait miséricorde.

Verset 168

Nous les avons dispersés sur Terre et en avons fait des communautés séparées après qu’ils eussent été unis. Certains parmi eux sont pieux et s’acquittent des droits d’Allah et de Ses serviteurs. Certains autres sont soit bienfaisants soit malfaisants. Et enfin les restants sont ceux qui, à cause de leur désobéissance, ont été injustes envers eux-mêmes. Nous les avons éprouvés par l’aisance et l’adversité afin que, peut-être, ils renoncent à ce qu’ils perpétraient.

Verset 169

La génération qui succéda à ces gens fut constituée de gens de mal qui avaient hérité de la Torah de leurs ancêtres. Ils la récitaient, mais n’œuvraient pas conformément à ses enseignements, préférant la jouissance vile de ce bas monde. Ils altérèrent le Livre d’Allah et jugèrent selon d’autres lois que celles révélées par Allah. Malgré cela, ils espéraient qu’Il leur pardonne leurs péchés et permette qu’ils continuent à jouir de viles jouissances. Allah n’a-t-il pas obtenu d’eux l’engagement de ne dire sur Lui que la vérité sans l’altérer ni la modifier? Ce n’était pas l’ignorance qui les avait poussé à délaisser d’œuvrer conformément au Livre, c’est en connaissance de cause qu’ils le firent, car ils possédaient le livre et ce qu’il contient et l’avaient appris et assimilé. Leur péché est donc plus grave. La Dernière Demeure et les délices qu’elle contient est meilleure que cette jouissance éphémère pour ceux qui craignent Allah, se conforment à Ses commandements et délaissent Ses interdits. Ceux qui préfèrent cette jouissance éphémère ne comprennent-ils pas qu’Allah à préparé une jouissance bien meilleure et plus durable dans l’au-delà à l’attention de ceux qui Le craignent?

Verset 170

Ceux qui s’attachent au Livre, œuvrent conformément à ses enseignements et accomplissent la prière en respectant ses horaires, ses condition, ses obligations et ses rites conformément à la tradition prophétique, Allah les rétribuera pour leurs œuvres, car Allah rétribuera à coup sûr ceux qui accomplissent de bonnes œuvres.
Sourate Hizb 17 Écoute en français · AL-ARAF 7:88 -> AL-ARAF 7:170 · 83 versets